lundi 4 mars 2013


Du 17 au 23/03

Il nous faut à présent songer à la suite de notre voyage et reprendre notre route.
Nous avions planifié de rejoindre la République Dominicaine, puis la Jamaïque et faire les îles du Panama , les San blas et enfin regagner une marina vers Panama durant la saison des pluies pour mettre le bateau à sec. L'occasion d'un carénage et d'attendre la fin de la saison des pluies.
Cependant cette route a différents inconvénients ! Il pleut énormément et les orages sont d'une telle intensité que cela peut représenter un risque pour le bateau comme pour nous !
Deux jours avant de mettre les voiles, nous revenons sur ce choix initiale.
La rencontre avec d'autres navigateurs nous fait envisager une autre alternative :
celle de redescendre aux petites Antilles ( entre Guadeloupe et les Grenadines).
Nous pourrions ainsi continuer à naviguer jusqu'à début Juillet puis regagner Curaçao ( en dehors de la zone cyclonique) et sortir le bateau de l'eau là bas en Août.
Ainsi nous pourrions rentrer en France 2 mois, le temps que les conditions soient bonnes pour poursuivre vers la Colombie, les San blas puis le canal de Panama ( en Janvier).
Naviguer implique souvent de modifier son itinéraire, de s'adapter et laisse toujours une porte ouverte aux surprises...
Rien ne peut être vraiment établi à l'avance ce qui nous oblige à une certaine souplesse dans nos projets. L'improvisation est de rigueur.
Marco avait bien étudié notre première option et va devoir faire à nouveau toutes les recherches et documentations par rapport à ce choix de dernier moment ! Mais qu'importe !

Pour le coup nous risquons fort de retrouver des potes qui naviguent dans ce secteur !
Ca fait toujours plaisir ! Ça sera également l'occasion de faire venir ma fille Loukia ( qui n'a pu se joindre à nous à cause de son passeport périmé) vu que c'est encore facile de se rejoindre !
Certains passent des années à naviguer dans les Antilles car c'est riche, varié et beau, donc quelques mois de plus par ici devraient être bien agréable !




Le 20/03
Notre droit de séjour aux îles Vierges est épuisé, nous faisons les papiers de sortie. Le douanier rappelle à Marco qu'il faut qu'il quitte le territoire aujourd'hui même, sous risque de grosse amende.
Le problème c'est que la direction du vent pour rejoindre la Guadeloupe est la pire que nous puissions avoir ( pleine face)!
On a déjà galéré la fois dernière pour aller à Antigua et on a pas vraiment envie de récidiver !
Alors nous décidons de rester clandestinement planqué au mouillage en attendant Samedi.
Dans le North Sound nous retournons dans une baie où nous avions un ami : Sharky .

Vous ne nous croirait peut être pas, mais il est à nouveau là, sous notre bateau, comme s'il nous attendait ! Notre petit requin blanc est incroyable, cette fois il est encore moins farouche ! Il faut dire que notre stock de pain y est pour quelque chose !

Cette compagnie nous ravi !
Au dernier mouillage nous avions été moins bien accueilli ! Marco en allant vérifier l'ancre s'est fait chargé par un gros barracuda à la sale gueule.
Il n'a pas eu le temps de le croquer car Marco ayant compris l'avertissement s'est vite éloigné, mais celui-ci s'est mis à ses trousses ! Alors Marco est remonté à bord tout surpris de cette attaque !




Îles Vierges du 10/03 au 17/03

A côté de l'aéroport se trouve un mouillage, en 5 minutes à pied nous sommes au terminal attendant Titouan et Natacha.
Je reçois un texto m'informant que leur vol a eu du retard et qu'ils ont raté la correspondance. Il sont à Puerto Rico, la compagnie leurs offre une nuit à l'hôtel, ils seront là seulement demain matin.

Le 11-12/03
Ca y est les voilà enfin, ils débarquent avec les marques de l'hiver sur leurs visages un peu pâlots.
Ils sont vite mis au parfum local, il est midi le soleil plombe et en 5 minutes leurs pieds touchent un univers mouvant !
Une grosse houle de 4 mètres est prévue pour les 3 jours à venir et l'on décide d'aller se planquer sous des îles protégées.
Nous mettons cap rapidement vers Peter et Cooper Island : des mouillages bien abrités dans une baie..
Les nouveaux venus sont tellement contents de trouver l'été, l'eau bleue et chaude que leur acclimatation est rapide.
Quel plaisir de les avoir avec nous !
Exploration des fonds sous marin, balade sur les îles le long des plages de sable blanc bordées de cocotier, nous leur faisons partager notre vie quotidienne quoi...



Nous allons explorer Salt, une île sur laquelle se trouve des lacs de sel intérieurs et une épave non loin du bord ( épave d'un navire pris dans un cyclone qui s'est échoué ici)
Avec le masque, nous surplombons ce qui l'en reste à moins de 10 mètres de fond.
Généralement les épaves se font en plongée avec bouteille mais celle-ci est accessible en snorkling.






Le 13-14/03

La houle étant encore présente on reste sur Peter Island dans une baie carte postale. Titouan et Natacha apprécient les transats au bord de l'eau et la bière locale ! Nous n'y crachons pas dessus non plus ! Quelques marches pour rejoindre d'autres baies et autres plages, cueillettes de noix de coco, baignades... Titouan s'entraîne à plonger et descend à 10 mètres après quelques essais ! Pas mal !!
Le soir partie de Yams obligatoire pour savoir qui va se coller la vaisselle dans le cockpit. Titouan nous jette régulièrement tous les couverts avec l'eau de vaisselle par dessus bord, pas très doué pour ça mais plus pour aller les chercher au fond !!


La mer semble se calmer, aussi nous remontons plus au Nord pour rejoindre les Bath à 3h de navigation : ( lieu assez touristique mais qui vaut le coup d'oeil) piscines naturelles entre les rochers, des genres de grottes cavernes aménagées de petits escaliers... on se balade dans ces espaces ludiques et splendides.




Le 15/03
La houle est tombée aussi nous mettons les voiles sur Anegada, une îles sans relief mais bordée de sable blanc et rose, et d'une barrière de corail où l'eau a des couleurs sublimes.



Nous y sommes déjà passés il y a quelques semaines, elle vaut vraiment la peine d'y aller et ce n'est qu'à 5h de navigation sur un bord de près.
Sitôt arrivés Marco repère au loin sur la barrière de corail une vague qui semble surfable !


Titouan est tout content et ne se fait pas prier pour aller voir ça de plus près.







En annexe nous regagnons le pic et les larguons sur une belle droite d'un mètre cinquante. Natacha et moi rejoignons la plage avec notre engin pour aller explorer les plages derrière. L'eau y est d'une couleur incroyable, dégradé de bleu de transparence, une merveille !
Nous pouvons les voir prendre quelques vagues, Titouan m'impressionne par sa fluidité et rapidité, un artiste de l'eau...
Les gars se régalent et reviennent le sourire jusqu'aux oreilles.








Le 16/03
Nous allons au village à quelques kilomètres par la plage (déserte), les couleurs ne cessent de nous surprendre par leur intensité et dire qu'en France il neige !!
Demain nous devons regagner Tortola les vacances tirent à leur fin hélas ! C'est vraiment court une semaine ! Mais c'est toujours bon à prendre ! Nos vacanciers repartent avec des bouilles gorgées de soleil et l'esprit bleuté ! Et nous remplis de leur visite pétillante.

Le 15/03
La houle est tombée aussi nous mettons les voiles sur Anegada, une îles sans relief mais bordée de sable blanc et rose, et d'une barrière de corail où l'eau a des couleurs sublimes.
Nous y sommes déjà passés il y a quelques semaines, elle vaut vraiment la peine d'y aller et ce n'est qu'à 5h de navigation sur un bord de près.
Sitôt arrivés Marco repère au loin sur la barrière de corail une vague qui semble surfable ! Titouan est tout content et ne se fait pas prier pour aller voir ça de plus près.
En annexe nous regagnons le pic et les larguons sur une belle droite d'un mètre cinquante. Natacha et moi rejoignons la plage avec notre engin pour aller explorer les plages derrière. L'eau y est d'une couleur incroyable, dégradé de bleu de transparence, une merveille ! Nous pouvons les voir prendre quelques vagues, Titouan m'impressionne par sa fluidité et rapidité, un artiste de l'eau...
Les gars se régalent et reviennent le sourire jusqu'aux oreilles.

Le 16/03
Nous allons au village à quelques kilomètres par la plage (déserte), les couleurs ne cessent de nous surprendre par leur intensité et dire qu'en France il neige !!
Demain nous devons regagner Tortola les vacances tirent à leur fin hélas ! C'est vraiment court une semaine ! Mais c'est toujours bon à prendre ! Nos vacanciers repartent avec des bouilles gorgées de soleil et l'esprit bleuté ! Et nous remplis de leur visite pétillante.









LES VIERGES à ANTIGUA du 26/02 au 04/02
Il est plus facile de se laisser pousser par les Alizés que de les remonter !
C'est pourtant ce que nous devons faire pour regagner Antigua où Marco doit passer son examen final de skipper ( yatch master océan).
160 miles cela n'est pas grand chose en 1 jour et demi cela est faisable si l'on est au portant ! Mais ce n'est pas le cas et la météo s'est un peu plantée quant à la direction du vent ! Nous l'avons en pleine face et la houle en prime !
Cela nous oblige à tirer des bords de près, les vagues qui cognent et passent par dessus le pont freinent notre progression et entament nos nerfs ! Nous ne pouvons pas trop toiler à cause de bonnes rafales !
Après deux jours de mer, on opte pour une halte à Saint Kitts, espérant qu'un ferry puisse enmener notre Capitaine à Antigua, mais hélas pas de ferry, il nous faut poursuivre notre route.



C'est repartit, le vent a décidé de nous contrer et a encore tourné en notre défaveur !!
Par contre côté pêche, on a du bol ! 2 grosses bonites blanches et une plus petite viennent garnir le frigo ! Puis une Carangue aux gros yeux (quasi humain), un gros barracuda, un autre encore, eux seront remis à l'eau car la siguatera peut les avoir contaminés...
On n'avance pas, on vire et revire !! A la tombée de la nuit on regagne Montserrat pour y passer une nuit au mouillage et reposer nos nerfs !. Le lendemain c'est repartit encore des bords de près.



5 jours plus tard nous y voilà rendu ! Vu le temps que nous avons mis, Marco doit reporter son examen, mais pour cela il faut qu'il arrive avant la fermeture du bureau. C'est la course contre la montre !!
Nous n'avons pas le temps de rejoindre Falmouth Harbour en bateau, aussi on s'arrête à Jolly Harbour où Marco saute dans un taxi.

Il est inscrit pour passer son oral dans 2 jours en Anglais évidemment. Celui-ci porte sur un compte rendu d'une traversée de plus de 600 miles effectuée sans instrument juste avec le sextant, diverses questions sur la météo, moteur, électricité, bateau ect.....
L'examinateur lui dira qu'il n'y a pas meilleur navigateur que les Français et qu'il le confirme !
Il réussi brillamment cette dernière partie qui lui permet à présent de pouvoir skipper n'importe quel voilier partout dans le monde !
J'ai un capitaine pour moi toute seule ! Dire qu'il y en a qui paye pour ça !!!
Nous apprécions ce petit retour à Antigua où la gentillesse des gens est un plaisir !

Il nous faut à présent penser au retour aux Îles Vierges, car mes enfants et leurs amis arrivent Dimanche.
La météo n'est pas géniale, le vent tombe méchamment !
On espère ne pas mettre autant de temps qu'à l'aller !!!

TRAVERSEE ANTIGUA-ÎLES VIERGES du 05 au 09/03


Le 05/03
Nous partons avec une bonne pétole, sous spi, durant quelques heures nous traînant à 2,5 nd.
Cependant nous arrivons à doubler quelques catamarans sous voiles.Peu de temps après le vent tombe totalement laissant apparaître une surface d'huile sans aucune ondes. Le moteur est mis en route durant 3 heures.
Une fois totalement dégagé d'Antigua, une légère brise nous apporte un peu de fraîcheur et de quoi hisser les voiles. La direction du vent nous oblige à faire du près, par petit temps ce n'est pas plus mal, surtout que nous restons sur la même amure, pas de bords à tirer heureusement !!
Il fait très chaud, intenable en plein soleil, le taux de soleil s'avère bien appréciable.
La nuit tombe, noire sans lune et nous approchons au Nord de St KITTS et NEVIS.
Des grains approchent eux aussi de ce lieu. Je laisse Marco faire le premier quart et bien m'en prend.
Le vent monte copieusement, la pluie se met de la partie et il faut veiller à ne pas trop s'approcher des côtes. Le pilote à vent se dirigeant avec ce dernier, il oscille avec les rafales et demande à être sans cesse réglé pour maintenir un cap précis.
Le réglage se fait avec une molette se situant à l'arrière du bateau, il faut se pencher à l'extérieur pour l'atteindre. Quand le vent forcit et que la mer est agitée cela peut devenir périlleux surtout la nuit.
Marco avec ses pieds à ventouses est préposé à cette action.
En peu de temps nous passons d'une mer plate à agitée, nous sommes trop toilé et le bateau tape fort à chaque passage de vagues !
Et c'est repartit le shaker et le brassage nocturne, une nuit sans sommeil !!!
On roule le génois, on prend un ris, ça gite, ça secoue, on surveille les bateaux autour, les îles proches....
Au matin quand enfin cela se calme Marco me dit :
«  Des fois qu'est ce que c'est épuisant de naviguer !!! »
On se demande toujours comment font les personnes âgées qui naviguent, celles que nous rencontrons fréquemment, car il faut une sacrée énergie !

Le 06/03
Etonnamment le vent reste stable toute la journée et la mer redevient calme, nous glissons agréablement et rapidement. Vue notre vitesse nous allons arriver plutôt que prévu mais de nuit !!
Heureusement nous avons déjà reconnu le passage lors de notre première venue. Nous devons passer entre deux rochers, il fait tellement noir que nous avons du mal à les distinguer  ! Mais on s'en sort bien et arrivons au mouillage vers 22h pour enquiller une courte nuit de sommeil !
Nous aurons fait la traversée en 35h contre 96h à l'aller !!!
On est contents et prêts à accueillir les enfants dans 3 jours.

Le 07/03
Au réveil je vois que ma fille à cherché à me joindre sur mon portable, aussi nous gonflons l'annexe pour regagner la terre et tenter de la joindre car il est impossible d'appeler avec mon téléphone.
J'arrive à la joindre sur skype et sa mine déconfite ne me laisse rien présager de bon !
Elle m'apprend que son passeport a expiré ( elle vient de s'en rendre compte 2 jours auparavant) et qu'ayant tout tenté pour en obtenir un d'urgence, cela a échoué et elle ne pourra pas venir.
Je la regarde derrière cet écran si proche et à la fois si loin, les yeux remplis de tristesse et de larmes. Mon impuissance, mon attente si longue de cette visite, la triste mine de ma fille, mon incapacité à la serrer dans mes bras, cumulés à ma fatigue font que je ne peux réfréner mes larmes.

Toute la journée ma tristesse se déverse comme un torrent contenu trop longtemps.
L'absence de mes enfants est ce qui est le plus difficile pour moi dans ce voyage !
C'est là où l'on mesure l'implication de certains choix, je les assume, mais cela n'empêche que mon cœur est lourd parfois !
J'ai supporté leur absence en ayant l'espoir de les voir à certaine escale ! Cela fait plus de 10 mois que je ne les ai vu !
Alors heureusement que mon fils et son amie eux, peuvent venir !
Ma loukinette viendra, peut être plus tard ???Elle n'a encore jamais vu notre bateau...







vendredi 22 février 2013

les ÎLES VIERGES


                                                      LES ÎLES VIERGES

Du 16/02 au 22/02
Autour de Tortola

Des rideaux de petits poissons argentés entreprennent une danse synchronisée. Il y en a tellement que l'on ne peut voir à plus de quelques mètres sous l'eau. Ce mouvement ondulatoire se voit transpercé à certain moment, par la lumière et les poissons s'illuminent de reflet d'argent. Ils font la joie des prédateurs terriens comme marins. Les pélicans noirs plongent en piqué à quelques mètres de nous pour s'en remplir la panse. Des bandes de Tazards ( appelés aussi Wahoo) et d'énormes Tarpons s'en délectent aussi. 
Nous nageons au milieu de mastodontes qui excitent Marco au plus au point !




Le goût de la chasse lui monte au nez et n'y tenant plus, va chercher son fusil discrètement. Il faut payer un permis pour pêcher et nous ne l'avons pas pris vue que presque aucun poisson ne se mange !. NB : Ici tout se paye même le droit de vider sa poubelle... et c'est vrai !!
Le Tazard appartenant au thonidé ils ne sont en principe pas contaminés par la ciguatera et l'on suppose qu'il en est de même pour les Tarpons qui se nourrissent de la même façon ! Généralement ce sont des poissons que l'on trouve au large...
Cela fait tellement longtemps que l'on a pas mangé de frais que nous nous régalons avec les quelques wahoos ramenés.







Un soir, je vois Marco sortir ses hameçons et cannes, je me doute qu'il a une idée derrière la tête.
Quelques instants plus tard, je l'entends brailler. Il n'arrive même pas à ramener la ligne tellement ça tire et paf elle casse !!! C'était du gros !!
Il fait nuit noire, notre éclairage du cockpit nous permet de distinguer des ombres monstrueuses passant autour du bateau.
Je regagne l'intérieur et laisse Marco sur le pont manigancer un sale coup. Peu de temps s'écoule avant qu'il ne crie de venir vite l'aider !!
Il n'a pas pu résister à tirer une flèche sur le monstre aquatique et le voilà bien emmerdé pour le remonter à bord. Le Tarpon est réputé pour être vigoureux et nous nous rendons compte que ce n'est pas une légende. Il se débat comme un diable et pèse vraiment lourd ! Une bonne vingtaine de kilos.
Après quelques efforts on le projette dans le cockpit et la danse du diable reprend, heurtant les parois avec violence. C'est un tarpon à grosse écailles celles-ci forment un genre de carapace impénétrable. On comprend pourquoi ils n'ont aucun prédateurs marins, ceux-ci se casseraient les dents dessus !
Le couteau s'avère vite inutile pour le tuer, nous sortons la scie à métaux, et notre boucher opère !!!
Le carnage commence dans le cockpit!!!


Je ne sais si Marco avait réfléchit à tout avant d'envoyer sa flèche, mais deux heures plus tard nous sommes encore à l'écailler, le vider, nettoyer le poisson, le bateau, en faire d'improbable filets qui ne m'inspirent pas du tout !! Pour tout dire cette prise ne me ravie pas ! Mais un chasseur est un chasseur, je les connais bien car mon père en est un beau spécimen, quand ils ont une idée en tête....rien ne sert de vouloir les raisonner !!

Par précautions avant de le manger, nous nous débrouillons pour nous connecter à internet afin d'en savoir davantage sur le Tarpon et comment il se cuisine.
Bien nous en prend car il s'avère que celui-ci est prisé juste pour la chasse sportive mais ne se mange pas ! Ben alors là ? J'ai un peu de mal avec cette idée de tuer juste pour le plaisir et en plus d'être obligée de tout jeter.
En regardant vite fait ce que l'on dit sur le Wahoo, on découvre que certains peuvent être contaminés par la ciguatera !! Alors là c'est le pompon !! On en a mangé et il nous en reste encore au frigo !! Nos réserves de frais se voient anéantis en quelques clics !!!
Il va falloir regagner la ville pour le ravitaillement, on n'a plus d'eau, plus de gaz, plus de nourriture !!
Nous faisons cap sur Road Town.
Aux vues des tarifs de la marina nous négocions quelques heures d'arrêt à quai et nous courrons faire notre plein, non sans difficulté !!
C'est l'anniversaire de Marco, il a mal aux dents, à la tête peut être est ce cette année de plus qui agit, le speed nous empêchera de fêter ça.
De plus on doit trouver un mouillage avant la nuit. Nous rejoignons une île proche mais le mouillage est envahi de bateaux. On descend plus au Sud alors que le soleil décline.
Nous arrivons dans une baie où de nombreux bateaux sont à l'ancre et attachés le cul à terre sur les rochers pour éviter de tourner. Pas de place hormis en plein milieu de la baie, la ronde nous encercle, mais nous n'avons pas le choix on jette l'ancre avec les premières lueurs nocturnes.

Nous avons l'impression d'être des manouches des mers en comparaison avec les gros catamarans équipés de wifi et de tout le confort à bord ! Tidoudou fait vraiment petit !
Mais loin de les envier, nous apprécions notre embarcation qui nous offre un accès à tous ces horizons et que l'on soit gros ou petits les paysages sont les mêmes pour tout le monde !!
 Notre vie est bien légère, nous ne touchons plus terre!!!


jeudi 7 février 2013

SAINT MARTIN- SABA
Le 03/02 /2013

Pour quitter la marina, nous devons attendre l'ouverture du pont du lagon.
Nous empruntons le chenal de sortie au milieu d'une forêt de bouées. La signalisation tribord, bâbord, aux Caraïbes est inversée ! Mieux vaut en être avertis car de nombreux bateaux se sont ainsi échoués !
Il y a tellement de bouées que nous ne savons où passe le chenal, nous optons pour le passage le plus simple droit devant nous. Erreur !!!
Nous ne tardons pas à nous en apercevoir car nous plantons la quille dans le sable, nous sommes stoppés et bien embêtés !
Après quelques inquiétudes et essais de dégagement avec le moteur, nous finissons par nous sortir de là. Nous regagnons rapidement un autre chenal et sitôt le pont levé nous faisons route vers Saba.
Seulement 25 miles, une navigation douce malgré quelques grains.
Après 5h de navigation nous découvrons la reine vierge (Saba est ainsi appelée).


Une terre d' ancien volcan de 877 mètres, très fertile, entourée de falaises et couverte de végétation tropicale.
Avant d'aller mettre pied à terre, nous allons explorer les fonds avec masque et tubas.
Un gros barracuda nous salut et tourne autour de nous, nous voyons un requin des sables et enfin un bal de tortues  aux milieux des poissons multicolors!!!
Avant que la nuit tombe nous regagnons le sud de l'île près d'un petit port où se trouvent des coffres.
L'endroit est exposé au vent et à la houle mais nous n'avons pas d'autre choix, nous ne pouvons mettre l'ancre car trop de profondeur et c'est une réserve naturelle où le mouillage est interdit !

S'il est des moments paisibles cette nuit n'en fait pas partie ! On peut même dire que ça tourne vite au cauchemar. La houle nous secoue violemment, la bouée en résine tape contre la coque du bateau car nous devons être pris dans le bout du coffre. Le bateau se retrouve cul à la houle et au vent, bloqué et se faisant rosser.
Malgré nos tentatives pour se dégager au moteur, rien n'y fait.
Il fait trop noir pour entreprendre de plonger et tous les bouts se sont en mêlés. Nous sommes piégés . Nous passons notre nuit sur le pont, à bout de nerf pour trouver une solution !
La seule que nous trouvons et de mettre la bouée sur le bateau afin d'éviter qu'elle ne défonce la coque et surveiller. Nous nous abandonnons à la férocité de la houle, non sans colère mais sans sommeil !!
Cette nuit est assez représentative de certains moments que l'on peut vivre sur un bateau ! Cela peut être merveilleux et parfois cela peut virer à l'enfer. Sans compter que notre sécurité est vite menacée, une simple amarre qui se rompt par exemple et le bateau peut être perdu.




SABA
Le 04/02
Après démêlage de bouts et assaisonnement de jurons, à la première heure, nous quittons ce satané coffre pour un autre juste à côté.
Le gonflage de l'annexe et essai de notre nouveau moteur (qui ne démarre pas) finissent de nous mettre les nerfs à vifs !
Nous regagnons finalement le petit port afin de faire les paperasses d'entrée.
Nous trouvons un mini bus qui monte aux différents villages et découvrons cette île surprenante.
Le décors est splendide, luxuriant, toutes les maisonnettes sont blanches aux toits rouges et volets verts avec jardinet coquet. Cette île est habitée par les colons hollandais et quelques descendants d'esclaves ou pirates. Elle est peu fréquentée par le tourisme, mais plus par les éco-touristes amoureux de nature et plongée.
Elle semble riche, il y a même une école supérieure de médecine sur ce cailloux !!


Nous décidons de rentrer à pied par les sentiers qui longent le volcan. Nos nerfs finissent de se détendre dans cette atmosphère fraîche des sous bois tropicaux. C'est somptueux, de véritables jardins à l'état naturels. Nous trouvons même des orangers et remplissons notre sac à dos de fruits.
Retour au bateau, la houle est encore plus sauvage, il semble impossible de rester.
Nous tentons d'aller sur la côte Ouest dans l'espoir qu'un coffre s'est libéré ; et c'est le cas !










Le 05/02
Avec l'annexe nous regagnons le nord afin de plonger sur un site réputé.
A peine la tête dans l'eau, les tortues nous font leur show. Leur gracieuse façon de nager est proche d'un vol aérien. Elle planent sous nos yeux, certaines s'approchant même de nous, curieuses.
Nous en suivons certaines durant de longs moments comme hypnotisés par leur danse. Sur le sable un requin est posé, il semble dormir, nous le laissons ronronner tranquille.
Deux gros barracudas nous regardent et nous suivent comme nous le faisions avec les tortues !
Du coin de l'oeil nous nous assurons qu'ils nous suivent à bonne distance et pas trop près. Ils ont vraiment une sale gueule les pauvres et des dents effrayantes.
Les fonds ne sont pas exceptionnels, mais de belles gorgones et coraux colorent les fonds.
A la tombée de la nuit le vent faiblissant, nous avons encore des problèmes avec le coffre et la bouée qui tape ! Nous allumons le feu de pont pour bidouiller et nous voyons tout autour du bateau des petits requins excités par la lumière qui tourne autour de nous ! Nous leur donnons des bouts de gras pour mieux les voir, ils ont l'air d'avoir faim.
La baignade ce soir ne me tente pas vraiment !!

Le 06/02
Là où nous sommes, nous ne pouvons regagner la terre, de hautes falaises rendent l'accès impossible et les vagues déferlent sur le bord. Aussi nous optons pour aller à nouveau faire du snorkling sur un autre site. La mer est agitée et des particules en suspension rendent la visibilité trouble. Nous verrons malgré tout : poissons et tortues.
Au retour des gardes côtes accostent et montent à bord de notre bateau !
Leur première question est de savoir si nous avons une arme à bord. Mon père nous a donné un fusil de chasse en cas de piraterie, mais nous n'avons pas de permis, alors Marco ment effrontément et réalise que si l'on fouille le bateau on risque gros !! Contrôle : papiers, extincteur incendie, gilets de sauvetage, fusil sous marin, et inspection du bateau...
On nous demandes si nous transportons de la drogue ! Si c'était le cas, je doute fort qu'on leur aurait dit oui !!! Ils n'ont pas l'air rigolos les types et on est bien contents que tout soit en règle ! Mis à part le fusil et là il va falloir s'en débarrasser au plus vite car cela risque d'être une source d'emmerdes dans certains pays !
A 15 h, nous mettons les voiles sur les îles Vierges. 80 miles pour s'y rendre nous naviguerons de nuit afin d'arriver la matin avec le jour !
Les alizés sont doux, mer belle à peu agitée : conditions parfaites !!!
Nous attrapons une Orphie crocodile très reconnaissable par ses dents, nous la remettons à l'eau.
Les îles vierges sont une destination qui nous a fait beaucoup rêver, nous verrons bien si celles-ci se révèlent à hauteur de ce que nous avions imaginé !




Les ILES VIERGES
Le 07/02

Nous y voilà après 18 heures de navigation agréable, une multitude d'îles s'étendent à perte de vue ! Avant d'être près des côtes nous disons adieu au fusil de mon père qui jeté par dessus bord rejoint l'oubli des profondeurs.
De toute façon les pirates sont armés jusqu'aux dents et je doute que notre petit fusil les impressionnent ! On se battra à main nue, éventuellement une fourchette ou le fusil sous marin !! Ou mieux encore on fera en sorte de les éviter !!
Nous allons à Spanish town pour faire les papiers. Toujours le même cinéma où il faut remplir des paperasses, formulaires et passer dans trois bureaux différents, payer les taxes...
Faute de quoi si l'on est pas en règle avec les douanes et papiers on peut nous confisquer tout simplement le bateau !!

Autre problème liée aux autorités nous n'avons le droit de rester qu' un mois aux îles Vierges, et mes enfants viennent nous rejoindre ici mi Mars !! Du coup la seule possibilité est de se dégotter un visas Américain pour rejoindre les îles voisines et revenir ici après... c'est toujours compliqué ces trucs administratifs !!
Nous allons quand même prendre le temps de nous arrêter dans cet archipel qui a l'air grandiose !
Je viens d'aller me rafraîchir en piquant une tête. Sur le sable blanc une raie agite ses ailes. Chaque plongeon est source de surprise, comme chaque halte sur les îles !!

LES ÎLES VIERGES
Du 08 au 10/02

Nous avons l'embarras du choix pour trouver un mouillage ! Nous allons faire un tour aux Bath endroit réputé pour ses piscines naturelles au milieu de rochers ronds et les caves ! Lieux surprenant et de toute beauté malgré quelques touristes !


Une exploration des fonds, une marche dans les caves aménagées d'escalier en bois et nous repartons mouiller au Nord à Savana pour la nuit ? L'entrée est délicate car il faut suivre un chenal entre les reefs et patates de corail, mais tout ce fait à l'oeil et avec quelques sueurs froides.
Le lieu est magique et il y a seulement un bateau sur les lieux face à une plage de sable blanc.
Une plongée s'impose sur les reefs avoisinants.
Nous sommes tellement bien que nous décidons de passer encore une journée.




Le 10/02
Nous reprenons notre route vers les Dogs pour faire du snorkling.
De beaux fonds, de beaux poissons, des tortues et un beau requin.
On repart après ce rafraîchissement pour Preakly pear.
Nous sommes dans une piscine où de grosses tortues nagent en surface.
En jetant le reste de notre boite de conserve dégueulasse à la mer, un drôle d'individu semble , lui apprécier notre menu ! Un requin au couleur blanche se jette sur nos restes avec avidité.





Belle bête !! Nous nous lançon dans le dressage de requin... Nous les nourrissons avant d'aller nager afin que leur appétit soit moins féroce !!!!
( Sur la photo prise depuis le bateau c'est le ventre de notre ami le requin que l'on voit et dans sa gueule une boulette de pain)
Sharky reste sous le bateau durant tout notre séjour, devenant de moins en moins farouche !

Le 12/02
Nous changeons de mouillage, un petit havre de tranquillité nous attend vers l'île Eustatia.
Cette fois c'est un énorme Barracuda d'un mètre cinquante qui s'ancre au bateau, amorphe, il reste là autour de nous. Un petit tour en annexe nous permet de découvrir les plages et environ. Nous sommes à côté d'une barrière de corail. A quelques kilomètres nous voyons l'île de Charles Bronson,
il n'a pas choisi la plus moche !!

du 13 au 15/02
Anegada est l'île la plus au Nord, éloignée de 15 miles, au matin un cortège de bateau suivent la même route que nous !
Heureusement tous se rendent au même endroit aux bouées à l'intérieur d'une baie.
Nous allons plus à l'Est au milieu des reefs. Le décors nous fait penser à Barbuda. Île très plate, bordée de sable blanc, aux dégradés de couleurs d'eau éclatants et déserte du côté où nous sommes.
3 bateaux sont mouillés dans ce lieu de rêve, et nous retrouvons un bateau de Français que nous croisons régulièrement sur les mouillages sauvages.
Nous faisons leur connaissance sur la plage et passons deux soirées ensemble à l'apéro.

Cette île a un charme envoutant, que nous marchions, nagions nos yeux sont sans cesse surpris.
Sous l'eau deux énormes raies léopard pourvues de 2 rémoras sous leurs ailes nous surprennent.
Encore des tortues et autres poissons colorés !!!
Nous nous lançons dans la chasse à la langouste et voyez notre récolte !!!


Nous marchons le long des plages qui longent une barrière de corail, que c'est beau !!

Afin de trouver une bouteille de gaz, jeter nos poubelles et se ravitailler, nous marchons plusieurs kilomètres le long de la route ! Le village se restreint à 4 bicoques où il n'y a pas de gaz et l'alimentation quasi vide est hors de prix ! Lieu fréquenté par les Américains qui louent de gros catamarans, la population a pris l'habitude d'assaisonner les touristes de passage. Quelques restaurants aux tarifs exorbitants proposent des langoustes et détiennent le monopole nourriture. Même louer un vélo s'avère trop onéreux pour nous ! Alors on fait fonctionner nos jambes et en attendant un autre endroit de ravitaillement je fais du pain et on se débrouille avec ce qui reste !
Ici pas de commodité, mais de la nourriture pour les yeux, le ventre attendra...














lundi 28 janvier 2013

LES ANTILLES
Le 18/01 Antigua
Nous remontons le long de la côte Ouest vers la capitale Saint Johnes. Nos yeux encore vierges d'Antilles se dilatent. Comme c'est beau ! Et ce nouveau mouillage incroyable : petite baie protégée plage et cocotiers mama mia !!
Au matin nous regagnons la capitale en bateau jusqu'à un petit ponton en bois. Ville colorée comme son marché, nous flânons dans les rues.. Saint Johnes était le fief de trafique des esclaves.






Le 19/01

15-20 nds, eau plate et transparente, le bateau glisse dans des conditions optimales vers le Nord.
Nous tirons de grands bords de près durant 5h. Nous croisons dame tortue se prélassant dans le bleu.
Les North Sound constituent des petits îlots sauvages au milieu d'une barrière de corail.
Pour y accéder, nous empruntons un chenal au milieu des patates de corail, il faut être vigilant !
Marco est à l'avant et surveille les teintes de l'eau nous donnant des indications quant à la hauteur.
D'un seul coup Marco hurle : «  Arrête, arrête tout !!! » Il bondit sur la barre, moi à la carte dans le bateau. Un coup d'oeil au sondeur nous informe que nous sommes dans la merde : 2m d'eau alors que notre tirant est d'1, 90m.
Nous faisons un demi tour et évaluons la situation le cœur battant.
On a eu vraiment chaud ! Une barrière de corail nous barrait la route ! Il fallait prendre un peu plus au Sud ! Après re re lecture de carte nous rentrons dans le labyrinthe avec méfiance. Nous zigzagons au milieu des dégradés de bleu et rejoignons une petite île pour mouiller. Un grain se pointe avant que nous puissions jeter l'ancre, le vent monte et la pluie nous fouette le visage.
Nous trouvons un coffre sur lequel nous nous amarrons. Le décors est somptueux.

Le 20/01
Après gonflage du kayak, nous partons explorer les îlots. La plus proche nous surprend par une petite plage déserte de sable blanc qui nous invite à accoster. Une merveille ! Nous sommes dans une carte postale sauf que là on a l'odeur, le soleil, les lumières. Après s'être armés d'un bâton (car apparemment il y a des serpents,) nous en faisons le tour. (Nous confirmons : il y a bel et bien des serpents, l'un d'eux énorme passe devant les pieds à Marco!!)



De l'autre côté, encore une petite plage déserte de toute beauté, sur les hauteurs une vue imprenable.
Des oiseaux blanc emplis de grâce avec une queue en ruban effectuent des vols au dessus de nos têtes.
«  Et ben là ça y est on y est dans les îles!! »
« Pour sure c'est comme celles dont nous avions rêvé !! »




Nous poursuivons notre exploration avec masque et palmes des îlots voisins et des fonds sous marin. Enfin de beaux fonds avec coraux et poissons à volonté, dans une eau avoisinant les 27°c !
Nous ne ferons que les regarder car la ciguatera en a contaminé la plupart ( au grand dam de Marco).
Après cette matinée bien remplie, une bonne salade au bateau et une sieste avant de retourner plonger !!
Voilà notre rythme trépidant....



Le 23/01
Nous quittons Antigua pour rejoindre Barbuda au lever du jour.
De gros grains assombrissent le ciel, la navigation est sportive avec un bon vent entre 25 et 30 nd.
Un gros barracuda d'un mètre a la mal chance de venir mordre à la ligne. Vue les dents de celui-ci nous n'avons pas d'autre solution que lui donner le coup de grâce pour enlever l'hameçon et le remettre à l'eau. Les barracudas sont les plus contaminés par la siguatera.
Nous nous consolerons avec une petite bonite.
L'arrivée à Barbuda nécessite une grande vigilance car des patates de corail sont présentes dans le lagon. Nous mouillons le long d'une plage immense de sable blanc et rose déserte où l'eau turquoise lave nos rétines.

Le 24/01
Il nous faut faire nos papiers de sortie, mais pour rejoindre le village c'est toute une histoire.
Marco part marchant au nord durant quelques bons kilomètres dans l'espoir de trouver quelqu'un pouvant lui faire traverser le lagon intérieur. Il trouve un pêcheur qui moyennant quelques dollars l'emmène à l'immigration de l'autre côté. Moi je surveille le bateau de la plage.
Ce genre d'endroit paraît irréel, personne, des couleurs incroyables...



D' un côté la mer , une longue langue de sable et de l'autre le lagon intérieur. Des pélicans nichent dans la végétation rase de l'île ainsi que d'autres oiseaux, c'est une réserve naturelle. Une odeur sucrée, fleurie avec une note de café se dégage.


Le sable ici est très particulier blanc et à fleur d'eau rose. De gros coquillages magnifiques jonchent la plage. L'eau est à 28°C. On croit rêver tellement c'est beau !!!
Cette île est très peu fréquentée et peu habitée, l'unique village est très roots. L' accès à Barbuda se fait uniquement par la mer. 


Nous marchons toute l'après midi à la pointe Est sans croiser âme qui vive.
Nous devions partir ce soir mais comment quitter si vite un tel paradis ?





Le 26/01
Tôt le matin dans la nuit éclairée d'une lune ronde, nous levons l'ancre pour aller à St Bath.
Navigation idéale dans de doux alizés, nous envoyons le génois et trinquette jumelles tangonées.
Nous ramenons à bord 4 bonites blanches ( non contaminées par la siguatera!)
Après 11 heures de navigation nous mouillons dans la baie du nord de St Bath dans une réserve naturelle.






Le 27/01
Avant de partir pour St Martin, nous allons nager au dessus des récifs de coraux et admirer les poissons. De jolies tortues sont présentes.
4 heures de voile et nous voilà à nouveau les pieds dans la civilisation ! Retour sur terre avec les magasins, les touristes... Nous devons faire des achats matériel pour le bateau et refaire notre avitaillement. Nous allons donc y passer quelques jours.

Le 02/02
Notre escale technique tire à sa fin, tout est fait: bas haubans changés, gréement vérifié, achats terminés!! Demain matin bye bye St Martin et bonjour Saba. Une petit joyaux qui paraît -il ressemble à Brava. Très montagneux et sauvage, nous allons pouvoir marcher à nouveau et plonger car les fonds (réserve naturelle) ont l'air intéressants.