Le 16/05
On retarde notre départ attendant que les vents soient plus
favorables et que la SPCZ se dissipe un peu du côté des Tuamotu...
Du coup, nous avons le temps d'aller dans les montagnes prendre un
dernier bol de frais et de vert.
Au sommet du milieu de l'île
s'étend un grand plateau dont la végétation ressemble presque à
certaines contrées Françaises.
De retour au bateau, nous retrouvons François et Linda avec qui
nous partageons un bonne ventrée de pâtes. C'est l'occasion de
prendre des nouvelles d'eux et d'autres connaissances communes. Nous
suivons ainsi le parcourt d'autres navigateurs rencontrés ici et là,
sachant que nous re croiserons certainement la route de certains, plus
tard...
mardi 17 mai 2016
dimanche 15 mai 2016
Le 14/05/2016

Au petit matin, Tidoudou retrouve sa fonction première : celle de naviguer ! Les voiles sitôt hissées,
nos esprits se gonflent de quiétude, laissant derrière nous ces dernières journées de labeur.
La mer tout comme la montagne ont ce pouvoir magique de nous rendre légers et insouciants, de ramener le calme et la joie. Pour reprendre contact avec le bateau et les éléments, je m'empare de la barre. Cette sensation est plutôt agréable: jouer avec le vent, venir flirter dans son lit... Sentir que nous sommes le lien entre le vent et le bateau. Tidoudou s'incline davantage lorsque des rafales soudaines viennent le caresser. Nous faisons quelques bords de près pour rejoindre la baie de Houmi où nous pourrons faire nos pleins d'eau. Evidemment, Marco a sortit son attirail de pêche, mais pour cette première sortie, c'est chou blanc !
Qu'importe ! les côtes qui s'offrent à nos yeux suffisent pour nous nourrir...
La petite baie de Houmi est déserte, Seules les montagnes et les chèvres nous tiennent compagnie. Nous ne tardons pas à entreprendre nos allées et venues avec l'annexe et nos bidons !!! Le jour tombe, aussi nous finirons demain notre petit manège !
Nous sommes conscients de la préciosité de cette eau de source que nous ramenons à bord. Aussi, nous remplissons tout ce que nous pouvons, on se paye même le luxe de se doucher avec cette eau pure, après on se contentera d'eau de pluie !
Le chargement d'eau est terminé, OUF ! Cela ne paraît rien, mais déjà gérer les arrivées et les départs de la plage avec les vagues en annexe, aller jusqu'au robinet et faire maints allers -retours chargés comme des ânes, revenir sur le bateau et mettre l'eau dans les bidons à l'aide d'un tuyau dans lequel on souffle, recommencer cette opération X fois : tout cela nous a pris 2 bonnes demies journées, sans compter les coups de chaud, les coups de soleil les piqûres de nono !!!
Cet après midi : opération collage ! Nos hublots ne sont plus étanches, ils prennent l'eau, le vaigrage intérieur s'est décollé, ainsi que les lattes du cockpit ! Vive les tubes de Sika que nous avons frauduleusement ramenés dans nos valises ( cela aurait pu nous coûter cher en cas de contrôle!)
Le bricolage est constant sur un bateau, mais plus encore lorsqu'on l'abandonne quelques temps. Il nous fait payer notre absence. Cependant, on doit dire que cette année, tout fonctionne à bord et c'est déjà énorme !
Nous allons faire un tour à terre, histoire de se remplir les mirettes de verts et trouver des fruits.
A la première maison on demande qui pourrait nous vendre un régime de bananes.
« - Ha ! mais nous on en a, venez ! Mais on ne les vend pas, on les donne ! Et puis, on a aussi des pamplemousses, des citrons, des caramboles... »
La discussion s'amorce tout en cueillant, ramassant. Nous repartons avec une brouette pleine de fruits. A chaque fois, nous sommes surpris de cette simplicité, sincérité, générosité et gentillesse Polynésiennes. Ce sont des gens au cœur gorgé de soleil, être à leur contact nous rend certainement meilleur. Ils sont de bons révélateurs de nos étroitesses occidentales !
Nous retournons à Taiohae pour un dernier check météo, il se peut que mercredi nous reprenions la mer pour aller aux Tuamotu. 4 à 5 jours de navigation pour rejoindre Makemo et les différents atolls.
Ce qui signifie que durant quelques temps les nouvelles seront en suspend, vu que les connexions internet sont rares dans ces contrées. En attendant bon vent à vous tous...
Au petit matin, Tidoudou retrouve sa fonction première : celle de naviguer ! Les voiles sitôt hissées,
nos esprits se gonflent de quiétude, laissant derrière nous ces dernières journées de labeur.
La mer tout comme la montagne ont ce pouvoir magique de nous rendre légers et insouciants, de ramener le calme et la joie. Pour reprendre contact avec le bateau et les éléments, je m'empare de la barre. Cette sensation est plutôt agréable: jouer avec le vent, venir flirter dans son lit... Sentir que nous sommes le lien entre le vent et le bateau. Tidoudou s'incline davantage lorsque des rafales soudaines viennent le caresser. Nous faisons quelques bords de près pour rejoindre la baie de Houmi où nous pourrons faire nos pleins d'eau. Evidemment, Marco a sortit son attirail de pêche, mais pour cette première sortie, c'est chou blanc !
Qu'importe ! les côtes qui s'offrent à nos yeux suffisent pour nous nourrir...
La petite baie de Houmi est déserte, Seules les montagnes et les chèvres nous tiennent compagnie. Nous ne tardons pas à entreprendre nos allées et venues avec l'annexe et nos bidons !!! Le jour tombe, aussi nous finirons demain notre petit manège !
Nous sommes conscients de la préciosité de cette eau de source que nous ramenons à bord. Aussi, nous remplissons tout ce que nous pouvons, on se paye même le luxe de se doucher avec cette eau pure, après on se contentera d'eau de pluie !
Le chargement d'eau est terminé, OUF ! Cela ne paraît rien, mais déjà gérer les arrivées et les départs de la plage avec les vagues en annexe, aller jusqu'au robinet et faire maints allers -retours chargés comme des ânes, revenir sur le bateau et mettre l'eau dans les bidons à l'aide d'un tuyau dans lequel on souffle, recommencer cette opération X fois : tout cela nous a pris 2 bonnes demies journées, sans compter les coups de chaud, les coups de soleil les piqûres de nono !!!
Cet après midi : opération collage ! Nos hublots ne sont plus étanches, ils prennent l'eau, le vaigrage intérieur s'est décollé, ainsi que les lattes du cockpit ! Vive les tubes de Sika que nous avons frauduleusement ramenés dans nos valises ( cela aurait pu nous coûter cher en cas de contrôle!)
Le bricolage est constant sur un bateau, mais plus encore lorsqu'on l'abandonne quelques temps. Il nous fait payer notre absence. Cependant, on doit dire que cette année, tout fonctionne à bord et c'est déjà énorme !
Nous allons faire un tour à terre, histoire de se remplir les mirettes de verts et trouver des fruits.
A la première maison on demande qui pourrait nous vendre un régime de bananes.
« - Ha ! mais nous on en a, venez ! Mais on ne les vend pas, on les donne ! Et puis, on a aussi des pamplemousses, des citrons, des caramboles... »
La discussion s'amorce tout en cueillant, ramassant. Nous repartons avec une brouette pleine de fruits. A chaque fois, nous sommes surpris de cette simplicité, sincérité, générosité et gentillesse Polynésiennes. Ce sont des gens au cœur gorgé de soleil, être à leur contact nous rend certainement meilleur. Ils sont de bons révélateurs de nos étroitesses occidentales !
Nous retournons à Taiohae pour un dernier check météo, il se peut que mercredi nous reprenions la mer pour aller aux Tuamotu. 4 à 5 jours de navigation pour rejoindre Makemo et les différents atolls.
Ce qui signifie que durant quelques temps les nouvelles seront en suspend, vu que les connexions internet sont rares dans ces contrées. En attendant bon vent à vous tous...
mardi 10 mai 2016
Le 11 Mai 2016
En 24 heures nous voilà de l'autre côté de la terre à Papeete.
L'escale à Los Angeles est encore épique : après 2 heures de contrôle, les douaniers nous confisquent notre bouteille de Pastis estimant, peut être, celle-ci trop explosive ! Les enfoirés...
De Papeete, nous survolons les Tuamotu baignant dans des limbes nuageuses et atterrissons 4h plus tard à Nuku Hiva.

L'aéroport étant à l'autre bout de l'île, nous avons le temps de nous gorger de sa luxuriance, de contempler le panorama et la vue sur la baie avant de remettre les pieds sur le bateau.
Une cinquantaine de voiliers sont là au côté de Tidoudou.
Ce dernier ne semble pas trop avoir souffert, si ce n'est de l'attaque de coquillages, algues et crustacés sur la coque. Le mec chargé de son nettoyage n'a pas fait les choses à moitié car l'antifoulling n'existe pratiquement plus. Sans protection, on s'attend à devoir gratter régulièrement la coque...
A l'intérieur du bateau, tous les plans horizontaux sont recouverts d'un tapis de fourmis mortes. Donc, sitôt arrivés une activité frénétique s'empare de nous : nettoyage, gonflage de l'annexe, et autres nécessités.... Ce qui fait, que le soir avec le décalage horaire, la chaleur torride et la bonne houle, nous tombons comme des mouches .
Pour réarmer le bateau et le préparer au voyage c'est beaucoup de manutentions. Depuis que nous sommes là, nous nous agitons du lever du jour au soleil couchant. Nous prendrons le temps après de se la couler douce, pour le moment on a la tête dans le guidon car une houle de 2 mètres est annoncée et nous voudrions trouver un mouillage plus serein, abrité.
Déjà là, avec un bon mètre de houle ça tangue méchamment : Marco peut en témoigner, il monte en haut du mât récupérer les drisses et protéger les barre de flèches ; il valdingue comme un patin désarticulé suspendu dans les airs, improvisant des figures plus ou moins artistiques. Après avoir bien galéré pour redescendre, il arrive en bas le visage livide avec une bonne envie de gerber.
Il fait chaud, très chaud ( 35° à l'ombre) le soleil crache du feu : les coups de soleil sont cuisants ! L'acclimatation n'est pas encore faite. Il faut dire que passer de l'air des montagnes enneigées à l'air équatoriale du 8eme parallèle, c'est un peu surprenant pour l'organisme ! Mais la beauté du lieu, la gentillesse et la joie de vivre des Marquisiens, la perspective du voyage nous stimulent...
En 24 heures nous voilà de l'autre côté de la terre à Papeete.
L'escale à Los Angeles est encore épique : après 2 heures de contrôle, les douaniers nous confisquent notre bouteille de Pastis estimant, peut être, celle-ci trop explosive ! Les enfoirés...
De Papeete, nous survolons les Tuamotu baignant dans des limbes nuageuses et atterrissons 4h plus tard à Nuku Hiva.
L'aéroport étant à l'autre bout de l'île, nous avons le temps de nous gorger de sa luxuriance, de contempler le panorama et la vue sur la baie avant de remettre les pieds sur le bateau.
Une cinquantaine de voiliers sont là au côté de Tidoudou.
Ce dernier ne semble pas trop avoir souffert, si ce n'est de l'attaque de coquillages, algues et crustacés sur la coque. Le mec chargé de son nettoyage n'a pas fait les choses à moitié car l'antifoulling n'existe pratiquement plus. Sans protection, on s'attend à devoir gratter régulièrement la coque...
A l'intérieur du bateau, tous les plans horizontaux sont recouverts d'un tapis de fourmis mortes. Donc, sitôt arrivés une activité frénétique s'empare de nous : nettoyage, gonflage de l'annexe, et autres nécessités.... Ce qui fait, que le soir avec le décalage horaire, la chaleur torride et la bonne houle, nous tombons comme des mouches .
Pour réarmer le bateau et le préparer au voyage c'est beaucoup de manutentions. Depuis que nous sommes là, nous nous agitons du lever du jour au soleil couchant. Nous prendrons le temps après de se la couler douce, pour le moment on a la tête dans le guidon car une houle de 2 mètres est annoncée et nous voudrions trouver un mouillage plus serein, abrité.
Déjà là, avec un bon mètre de houle ça tangue méchamment : Marco peut en témoigner, il monte en haut du mât récupérer les drisses et protéger les barre de flèches ; il valdingue comme un patin désarticulé suspendu dans les airs, improvisant des figures plus ou moins artistiques. Après avoir bien galéré pour redescendre, il arrive en bas le visage livide avec une bonne envie de gerber.
Il fait chaud, très chaud ( 35° à l'ombre) le soleil crache du feu : les coups de soleil sont cuisants ! L'acclimatation n'est pas encore faite. Il faut dire que passer de l'air des montagnes enneigées à l'air équatoriale du 8eme parallèle, c'est un peu surprenant pour l'organisme ! Mais la beauté du lieu, la gentillesse et la joie de vivre des Marquisiens, la perspective du voyage nous stimulent...
jeudi 28 janvier 2016
Bonjour à tous,
A tous ceux et celles qui nous ont suivi dans notre voyage, je voulais vous faire savoir que celui-ci m'a donné envie d'écrire et de raconter nos aventures. C'est chose faite :
Le livre numérique « LES PASSAGERS DU TEMPS » est à présent en vente sur :
Celui-ci a été réalisé en auto-édition, il peut être sur téléchargé et lu sur kindle, tablette, ipad, iphone, ipad touch ordinateur... au prix de 5, 49€
En voici le résumé.
Partir en bateau, voyager autour du monde, est une idée qui a effleuré plus d'un esprit.
Cependant le réaliser est une autre histoire...
Au fil de l'eau, rêves et réalités se rencontrent, s'entrechoquent, parfois violemment.
Le voyage, c'est contempler la beauté du monde.
C'est aussi, accepter d'aller vers l'inconnu, d'abandonner ses habitudes, ses réserves, ses peurs... C'est s'ouvrir à une autre existence, à une nouvelle conscience avec d'avantage de respect de soi et du monde...
Voici un récit chargé de découvertes
pétillantes qui se lit comme un roman.
Ceux que cela inspirent, je vous
souhaite bonne lecture et reste ouverte à vos réactions et
critiques !
Si vous pouvez m'aider à diffuser
l'information via vos réseaux sociaux... Merci par avance !
Bon hiver à tous et bisous floconneux
Sabrina
mercredi 4 novembre 2015
Du 12 Octobre au 3 Novembre 2015
En attendant l'heure du départ, nous remontons plus au Nord rejoindre l'un des plus beaux mouillages des Marquises : Anaho
En chemin, nous faisons une halte de 3 jours à la baie du contrôleur où juste avant d'arriver nous pêchons un gros Tazard d'1,20m. ( au retour nous choperons son frère jumeau)
Nous le partageons avec des locaux qui en remerciements nous offrent des brassées de fruits.
La baie d'Anaho est tout simplement grandiose par ses décors. De belles montagnes vertes encerclent le mouillage ainsi qu'une longue plage de sable blanc. De plus, la houle ne pénètre pas, ce qui fait effectivement de ce lieu, le mouillage le plus tranquille que nous ayons connu aux Marquises.
Quelques bateaux nous ont rejoint car une grosse houle du sud sévit. Nous sommes donc 6 bateaux à l'ancre. Nous ne tardons pas à connaître tout ce petit monde par le biais de quelques apéros et repas.
L'ambiance sur l'eau comme à terre est sympa. Les locaux organisent même un repas pour tous les navigateurs. La table est plus que généreusement garnie, les ukulélés résonnent dans la nuit accompagnés de quelques chants Marquisiens.
Marco et moi reprenons notre rythme marche chaque jour, pour découvrir les baies voisines.
Peu à peu aussi, nous commençons le nettoyage en vu de l'hivernage. Nous avons la chance sur la plage d'avoir un robinet d'eau douce ( de source) nous permettant de laver les voiles, cordages et autres...
Le retour se prépare également mentalement. Réintégrer le monde moderne nécessite une bonne anticipation !
Quand il s'agit de remettre les pieds sur terre, on se rend vite compte de toutes les contraintes que cela génère : ne serait ce que l'organisation du retour !!!
Bientôt le vent de l'insouciance, de la vie au jour le jour vont faiblir...
Ces quelques mois à bord, nous ont permis encore une fois, de goûter à une autre forme d'existence.
Il faut avouer que les modes de vie peuvent être radicalement différents !
L'aspect qui prédomine dans notre voyage est certainement la liberté. Sur un voilier les principales contraintes sont celles des éléments, si non, on se laisse guider seulement par nos envies dans l'instant.
Il est vrai toutefois que notre liberté repose en partie sur quelques personnes. Je pense par exemple à mon amie Sylvie qui gère toute ma paperasse en France, à Danielle (la maman de Marco) qui en fait de même... Ces personnes contribuent aussi à rendre nos esprits plus légers...
Ne plus avoir de contraintes matérielles, d'obligations, de devoirs ( ou seulement en ce qui concerne notre embarcation) est un privilège. Alors bien sûr, toute liberté s'acquière, elle ne nous tombe pas sur la tête ainsi. Nous avons oeuvré pour l'avoir : nous avons accepté de larguer ce que nous avions en France, accepté des séparations ( pour ma part, c'est ce qui a été le plus difficile), accepté de vivre autrement, plus simplement...
Aujourd'hui nous ne pouvons que nous féliciter des choix que nous avons fait car notre route est parsemée de richesses.
Alors bien sûr, certains moments sur un bateau sont loin d'être faciles. Parfois certaines galères, nous donnent envie de tout arrêter et de réintégrer une vie moins mouvementée. Mais si nous sommes toujours sur notre rafiot c'est que ces moments ne prédominent pas.
De nouveaux projets prennent forme : comme celui de rejoindre les Tonga l'année prochaine...
Il y a encore tant à explorer qu'il serait bien dommage de s'arrêter là ! Et puis les Vanuatu, la nouvelle Calédonie, l'Australie, l'Indonésie, Thaïlande, Vietnam sont autant de pays qui nous font rêver...
Mais chaque jour nous réserve ses surprises, alors on verra....
Après notre break hivernal, nous reprendrons notre route au mois de Mai. Le blog va donc être en stand by quelques mois.
Ce voyage m'a donné envie d'écrire un livre, afin de partager nos aventures. Il se peut que
« Les passagers du temps » ( titre de mon manuscrit) trouve un éditeur cet hiver... ?
Mais en attendant, pour vos longues soirées d'hiver, je peux vous conseiller de lire les bouquins de mon frère Olaf CANDAU qui ont été publiés par les éditions Guérin :
- « Un an de cabane » relatant son expérience de vie en pleine nature au fin fond du Canada où il s'est construit une cabane.
- « Un an de cavale » un tour du monde à vélo,
avec ascension des plus hauts sommets
- « Narcisse » : la vie peu banale de mon
père ( guide de haute montagne) et un autre bouquin va sortir cet
hiver sous le titre « Rupture » ( cela sera une
surprise)
En tout cas merci à vous tous de nous avoir suivi, nous vous souhaitons un bon hiver et nous vous donnons RDV en Mai 2016....
(Si vous désirez me contacter pour me faire part de vos réflexions, suggestions ou autres... n'hésitez pas à m'envoyer un mail: sabrina.candau@gmail.com)
dimanche 11 octobre 2015
Du 27 Septembre au 07 Octobre
La majeure partie des mouillages imposent de mettre 2 ancres à cause de la houle. L'ancre arrière est problématique, avec les rafales, elle ripe. Nous sommes bien souvent obligés de la remettre. Aujourd'hui cela fait 3 fois que l'on s'évertue à la faire prendre, mais en vain. Aussi on se se fait ballotter.
Le petit village est muni d'une sorte de débarcadère en béton. Ce qui nous facilite les débarquements en annexe ( qui sont souvent épiques avec les vagues!)
Quelques sentiers ou pistes nous permettent de découvrir les lieux. Nos gambettes bien affûtées par les heures de marche, nous portent dans des décors grandioses. Nous contournons le pied de majestueux pitons effilés venant narguer les dieux par leur finesse et hauteur.
Parfois en pleine montagne, au cœur de la forêt, nous découvrons des Tiki,
des Marae ( plateforme de cérémonie, où avaient lieu les sacrifices. Rappelons qu'au siècle dernier, les gens d'ici étaient cannibales!) Pour la petite histoire, l'année dernière, un bel Allemand navigateur s'est fait manger, par un Marquisien . Est ce quelques réminiscences de cannibalisme ou un juste un taré de plus ? ( La femme à réussie à s'échapper et éviter ainsi de passer sur le BBQ) !!!
Nous tentons d'aller mouiller dans une baie plus au sud. Naviguer le long de ces côtes est un véritable spectacle : roches, falaises abruptes entrecoupées par des vallées verdoyantes et en arrière plan encore de magnifiques pitons...
Quelques dauphins viennent nous saluer, des frégates tentent de nous piquer nos leurres de traîne. Un de ces oiseaux s'empare d'ailleurs, de notre poulpe. Il se retrouve suspendu un temps dans les airs... Nous devons ranger nos lignes !
Après avoir jeté l'ancre le temps du déjeuner, dans une crique encadrée de murs rocheux, nous optons pour un retour au mouillage précédent. La houle est trop conséquente pour envisager d'y passer la nuit, et le débarquement impossible.
Il nous faut donc patienter encore quelques jours ici. Près du quai, a lieu les répétitions de danse en vu du festival, nous allons y jeter un œil. De jeunes, beaux Marquisiens musclés, tatoués, nous offrent une danse guerrière. Leur chant puissant donne encore plus de force à leurs gestes. C'est impressionnant ! Ce festival doit être quelque chose et nous regrettons de ne pouvoir y assister cette année !
Nous allons rentrer en France au mois de Novembre, nous devions mettre le bateau au chantier de Raïatea, mais nous avons décidés de le laisser aux Marquises. Il hivernera au mouillage dans l'une des baies les plus protégées de Nuku Hiva, sous surveillance.
Cette année, le Nino se met en place, ce qui laisse envisager un plus fort risque de cyclones dans la zone des îles de la société. Il est probable qu'il soit plus en sécurité ici au mouillage que sur les bers au chantier ! Et puis, nous pourrons ainsi l'année prochaine, prolonger un peu notre voyage dans ces lieux.
Les Marquises demandent d'y passer du temps, de s'y arrêter pour se dévoiler davantage. Nous avons pu constater que c'est en restant un peu à un endroit, que l'on permet aux liens de s'établir avec les gens et le lieu... Au final c'est en se posant que la richesse émerge !
Evidemment ce n'est pas en restant dans son bateau que tout ceci nous est dévoilé... Nous réalisons que beaucoup de navigateurs ( la majorité) descendent rarement de leur rafiot, et choisissent les lieux à proximité d'un gros village, offrant certaines commodités. Faire autant de miles, être dans un univers aussi splendide et ne pas en profiter semble bien dommage ! Mais chacun a son idée du voyage !!!
Le 08/10
Après une nuit fort agitée, nous optons pour rejoindre le Sud de Nuku Hiva. Une douce navigation de 6h , nous permet de pêcher deux belles bonites. L'arrivée à Daniel baie (Hakatea) est spectaculaire, une émotion liée à l'émerveillement nous étreint. Mes yeux et mon cœur se dilatent, ces organes ne semblent pas assez grands pour contenir ces images... Décidément ces Marquises ne cessent de nous surprendre, elles génèrent un pouvoir extraordinaire celui de s'émerveiller comme un enfant !
Pour découvrir la petite enclave du mouillage, il faut pénétrer entre des montagnes. Derrière, une face montagneuse vertigineuse, façonnée de pics, sourie d'un vert franc. Cette baie complètement protégée,( avec une jolie plage en prime) offre un mouillage parfait ! A notre grand étonnement, il n'y a aucun bateau et surtout, l'eau est plate...
Si l'on arrive à s'habituer à vivre dans un tangage perpétuel, se retrouver soudain à marcher normalement sans avoir à se tenir, dormir sans avoir à se caler avec des coussins est un confort que nous apprécions grandement ! Le corps peut se relâcher, l'esprit se détend et tout notre être savoure ce luxe de l'immobilité...
La pluie se montre aujourd'hui, mais ne nous empêche nullement de rejoindre la plus haute cascade des Marquises avec ses 350 mètres de chute. Une marche qui commence dans le jardin d'Eden : les arbres ploient sous le poids des fruits, les fleurs s'offrent aux gouttes célestes, un ruisseau chante. Des Tiki dorment ça et là, dans un sommeil de pierre.
Le seul hic dans ce paradis sont les nonos et les moustiques ! Puis la forêt se fait dense, tout autant que la végétation. D'énormes banians étendent leur tentacules. Autrefois dans l'entrelacement de ces racines étaient placés les morts, le temps se chargeait de faire un cocon autour d'eux et de les conserver à jamais dans ce tombeau vivant.
Au bout d'une étendue verte où poussent d'étranges arbres à fleurs rose, se trouve la cascade.
Elle a forgé d'étranges cavités.
Il y a peu de débit à cette époque, malgré tout, elle coule de splendeur.
Le 11/10
Nous voilà au mouillage du village principal, là où nous hivernerons le bateau. Une grande baie accueille une bonne dizaine de bateaux et quelques commodités qui nous permettent ainsi l'accès à internet. Nous irons plus au Nord dès que vent et houle nous le permettrons.
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