dimanche 23 octobre 2016

Du 15 au 24 Octobre 2016. NOUVELLE ZELANDE




Si certains sites touristiques sont quelque peu incontournables, il n'en reste pas moins que leurs fréquentations, les aménagements, les réglementations dénaturent les lieux.





En suivant les guides, les publicités des sites prisés, nous nous retrouvons bien souvent dans une nature privée de son authenticité qui ressemble davantage à un parc d'attraction qu'à une réelle découverte.



C'est pourquoi nous fuyons généralement ces endroits et privilégions ceux en dehors des itinéraires balisés.



Cela demande plus de recherches personnelles, d'oser s'aventurer dans des coins non répertoriés, mais bien souvent les surprises sont au rendez vous.



Il faut parfois marcher des heures, trouver un chemin ou le faire, se perdre, faire demi tour, accepter quelques galères....













Mais la plupart du temps la nature nous récompense toujours. Les lieux sauvages portent en eux une vibration authentique qui ne manque jamais de nous combler.




C'est ainsi que nous sommes tombés sur des cascades, des grottes, des forêts de toute beauté, juste entourés d'oiseaux, lapins, canards, vaches, moutons, dindons, kiwis, opossums...






La nature originelle ne peut qu'être belle et ici en Nouvelle Zélande c'est un pur délice !
























J'en viens à penser que certaines barrières ont pour fonction d'être enjambées car c'est ainsi que se gagne la liberté !




Il en est de même pour tout ! Tant que l'on œuvre dans le respect de soi, d'autrui, et de la nature, il ne peut exister de limites. Existent juste celles que nous nous fixons par nos choix.





Si nous suivons les chemins tracés par nos sociétés, je doute que nous puissions un jour accéder à notre liberté personnelle. Mais en étant responsable de soi, il nous appartient de décider de l'être !




Alors bien sûr, nous avons souvent de bons prétextes !
Ceux qui reviennent souvent sont le temps et l'argent. Il est vrai que les contraintes de notre monde moderne nous laisse peu de temps... Mais l'aspect financier est bien souvent un faux problème.
On pense, par exemple, que pour voyager, il faut beaucoup d'argent ! Cela peut être vrai, selon comment on voyage ?
Juste pour information : Lorsque nous sommes à bord de notre voilier, nos dépenses s'élèvent à 600 euros/ mois pour nous 2 tout compris. ( soit 300 euros chacun!) Alors bien évidement, on pêche, on chasse, on ramasse ce que l'on trouve pour se nourrir, on troc... Peut on vivre en France aujourd'hui avec cela ?
Il est certain que vivre à terre revient beaucoup plus cher, comme nous le constatons ici en Nouvelle Zélande !




Mais en vivant très simplement, on arrive cependant, toujours à réaliser ses rêves, ses aspirations. Sur notre route, nous avons rencontré bien des personnes peu fortunées qui arrivaient malgré tout à vivre leurs rêves et qui étaient bien plus heureuses que certaines prisonnières de leur petit confort et leur routine.
Reste à évaluer nos aspirations et notre capacité à s'adapter à une zone de confort plus spartiate...





La réalité nous rappelle malgré tout, voilà la fin de notre trip et bientôt nous chausserons les skis pour renflouer les caisses nous permettant de poursuivre notre voyage en bateau au mois de Mai prochain.







A tous ceux qui nous suivent, nous vous souhaitons bon vent, puissiez vous vous laisser porter par ce qui vous tient à cœur et merci de partager avec nous nos aventures.





A bientôt....










jeudi 13 octobre 2016

Du 7 au 15 Octobre 2016 NOUVELLE ZELANDE



Que nous soyons sur l'eau ou à terre, Marco a le don pour nous trouver les lieux les plus sauvages... Il nous déniche toujours des pistes ou sentiers à l'écart de tout, au risque parfois, de se retrouver dans des situations limites ! Aujourd'hui il a repéré une piste en terre battue qui doit en principe déboucher sur la mer. Celle-ci est très étroite et plus nous avançons plus elle devient raide et cabossée. La pluie de ces derniers jours a creusé des ravines, des trous, des rigoles, des marches ... Nous voilà en descente dans un terrain de 4X4 avec l'impossibilité de faire marche arrière. Le chemin s'arrête soudainement et là le premier problème à se poser est : faire demi tour et le second remonter de là où l'on vient ! Après que les roues aient labourées tout le terrain pour effectuer notre manœuvre, Marco part à fond la caisse en première à l’assaut de la montée infernale. Pour éviter de lui faire perdre son élan je n'ai pu monter et je vois partir le camion bondissant d'un trou à l'autre. Si jamais il s'arrête on est foutu ! La boue gicle, les roues patinent, le moteur hurle, le camion fait des bonds prodigieux, mais au bout de quelques kilomètres, je rejoins enfin le véhicule arrêté au sommet !
On a eu vraiment chaud ! Le camion aussi ! Il est couvert de terre et à l'intérieur c'est un vrai carnage, tout est renversé...


Alors il est vrai que parfois s'aventurer en dehors des sentiers a du bon, nous trouvons des coins extraordinaires... Et c'est vrai que l'on trouve toujours des coins pour dormir en pleine nature assez fabuleux.


Ce n'est pas parce que l'on a quitté le bateau que Marco a arrêté de pêcher : avec sa canne il nous ramène de supers poissons et là encore c'est l'occasion pour aller fouiner le long de la côté. Aujourd'hui, pour rejoindre une pointe, nous traversons en pleine forêt.


Il n'y a pas de sentier, nous nous enfonçons dans les hautes herbes ou poussent de hautes fleurs violettes qui embaument. On se croirait au paradis tellement ce lieu est enchanteur...







Après avoir visité cette côté Est, nous décidons d'aller de l'autre côté à l'Ouest. Nous empruntons les gravel road ( piste en terre battue et gravier) sur des kilomètres pour traverser. Autour d'un énorme estuaire à HOKIANGA se trouvent les plus hautes dunes de sables de Nouvelle Zélande.







Nous décidons de nous y rendre à pied car il n'y a pas de route. Nous partons à marrée basse en longeant la plage. Le sable est truffé de coques et tellines ( nous ne manquerons pas au retour d'en ramasser pour s'en faire une ventrée).







Nous arrivons enfin au pied de ces dunes impressionnantes au bout de quelques heures. Le paysage est une fois de plus tellement surprenant, tant de diversité dans ce pays !







Puis nous retrouvons des forêts de Kauri, celles-ci sont beaucoup plus touristiques. Des petits parcourts bien aménagés permettent de se rendre aux pieds des plus gros et vieux Kauri de NZ.
Quelle taille !


Puis nous poursuivons notre route en direction des lacs ou l'eau est tellement pure que la couleur de l'eau a la teinte des lagons. Evidement chaque jour nos gambettes nous emmènent sur les hauteurs ou dans les profondes forêts, ou en bordure de mer...








On peut dire que nous nous faisons un véritable bain de nature. Les bains dans les rivières, les lacs sont parfois assez saisissants, mais plus que vivifiant... Mais au moins on se sent propre !






En nouvelle Zélande, les gens ont un tel civisme qu'il est possible de trouver absolument partout des toilettes publics ouverts, propres, avec parfois même des douches ( froides). Sur les bords des routes on trouve parfois des sacs de fruits, de légumes avec une petite boite à côté pour y glisser la monnaie. Personne ne tient la boutique, c'est un système de confiance! Même chose pour certains parcs où il est possible d'y passer la nuit en glissant quelques dollars  dans une boxe en partant!
Voilà des petites choses qui reflètent bien l'esprit intègre, respectueux et  confiant des Néo-Zélandais! 
Une sacrée différence côté culture! Ce sont des gens très sociables et sympathiques également. Tous les gens que nous croisons ne manquent jamais de nous demander comment nous allons, ce que nous allons faire de notre journée, d'où nous venons etc... même la caissière du super marché!




En empruntant une piste, nous tombons sur une forêt et dans cette forêt: une grotte. 
Malgré le terrain détrempé par la pluie nous arrivons à pénétrer à l'intérieur. 



Ce lieu isolé de tout, détient encore de beaux trésors.


 Plusieurs caves se succèdent en franchissant des petits ruisseaux; des sculptures jaillissent sous le faisceau de nos lampes et dans le noir, la voûte au dessus de nous s'éclaire de points luminescents qui ressemblent à des étoiles... 


Nous sommes comme des enfants émerveillés! L'ambiance ouatée, humide et sauvage donnent une note mystérieuse. Etonnant de trouver des lieux comme celui là qui ne soit ni balisé, ni payant, ni réellement indiqué... 

mercredi 5 octobre 2016

2 octobre au 6 Octobre 2016 LA NOUVELLE ZELANDE


Nous longeons la côte Est en remontant tout au Nord. Sur notre route nous nous arrêtons à Opua une marina pourvu de ship. Nous devons anticiper la saison prochaine et faire quelques achats pour le bateau, ce matériel sera envoyé par cargo dans un container à Rarotonga : tout les câbles du gréement, l'antifoulling et autres...
Dans le ship nous rencontrons Mike qui s'occupe de la clientèle. Sa gentillesse nous surprend immédiatement et plus encore le lendemain lorsque nous le croisons par hasard à Kerikeri. Il s'offre d'être notre guide et de nous faire visiter la région. Il nous trimbale durant des heures d'une baie à l'autres, d'un point de vue à un autre, nous emmenant dans les coins à voir...
Au retour il nous invite chez lui : nous découvrons son univers quelque peu surprenant. Il vit dans un garage au milieu de vieilles voitures de collection et Formule 1, qu'il ressuscite en les retapant et re-lookant. Il fabrique même entièrement les moteurs de ses engins. Un salon plutôt étonnant ! Au fil de la discussion le personnage se dévoile avec pudeur à nos questions : ancien pilote de formule, après de graves accidents il arrête la course et travaille en tant qu'ingénieur pour de grosses boites comme Mc Laren. C'est aussi un passionné de voile qui a parcouru les mers ( il a d'ailleurs 2 voiliers), un défenseur écologique, il faisait partie de l'équipage du Rainbow Warrior ( bateau qui a tenté de bloquer les essais nucléaires à Mururoa et qui a été coulé à Auckland par les services secrets). Mike est un gars qui semble avoir réalisé beaucoup de choses dans sa vie, avoir vécu intensément. Cependant, derrière sa barbe blanche et ses lunettes, on peut y lire une immense tristesse à moins que cela ne soit de la souffrance. Je dirais même qu'il donne l'impression d'avoir été brisé comme ses os l'ont été. Ou qu'il ressemble à ces voitures en morceau, en pièces détachées. Peut être que le décès de sa femme y est aussi pour quelque chose ? En tout cas ce type n'en est pas moins attachant et son gros cœur déborde d'attentions. L'intérieur de sa «  maison » reflète certainement son propre état : au milieu de la confusion et du chaos se trouve des trésors.
Certaines vies semblent devoir connaître des accrocs, des blessures, mais c'est peut être ce qui permet à l'homme de mieux révéler sa part d'humanité
Encore une rencontre peu banale...






Nous partons à l'intérieur des terres pour se rendre dans une forêt de Kaori. Ce sont à présent des arbres protégés car en voie de disparition. Les Kaoris ont des tailles gigantesques, jusqu'à 13 mètres de circonférence, 30 mètres de hauteurs et le plus vieux a 2000 ans !









Des sentiers sillonnent aux pieds de ces géants dans une forêt enchantée faite d'immense fougères et d'essences magnifiques.









L'ambiance est quasi religieuse dans ces lieux. De cette grandeur émane quelque chose de sacré. La nature vibre intensément : le chant des oiseaux, les odeurs des arbres, de la terre, l'atmosphère fraîche et sombre, donnent une atmosphère très particulière. Nous nous surprenons à parler à mi voix comme si nous étions dans une église. Nous sommes envahis par un sentiment de paix et nous avons bien du mal à repartir de cet endroit !






Mais d'autres balades nous attendent... Et la baie des îles nous réserve encore bien des plaisirs :
une profusion de baies, presqu'îles, îles, entrecoupées de plages désertes et d'eau transparente...



Nous marchons des heures chaque jour, avec parfois l'impression de ne plus rien comprendre à la découpe de cette terre.


Partout de l'eau, des baies et une végétation à couper le souffle !
C'est somptueux...





samedi 1 octobre 2016

Du 22Septembre au 1er Octobre 2016. En route pour la Nouvelle Zélande



Tout est plié, rangé, nettoyé ! Tidoudou va pouvoir hiverner tranquille sous les bâches tendues. Nous prenons l'avion en direction de la Nouvelle Zélande à 4 heures de vol seulement.
A côté de moi un monsieur est assis, il nous demande ce que nous allons faire là bas, après lui avoir répondu, nous lui retournons sa question. Il nous dit : - «  Je vais voir ma fille qui vient de mourir, elle s'est faite heurter par une voiture hier !!! »
Une situation bien triste... qui vient une fois de plus nous rappeler combien la vie est parfois fragile, pouvant s'arrêter comme ça, du jour au lendemain. Mon esprit palpe la peine occasionnée par une telle perte pour ses proches, mais aussi l'importance de veiller à cette vie qui nous est offerte.
Si je devais mourir demain quels seraient mes regrets ? Ce que je n'ai pu accomplir ? Ai je su dire à toutes les personnes qui me sont proches combien elles m'ont été précieuses ?
La mort parfois, semble être un appel ou rappel à la vie...




Sitôt débarqué à Auckland, nous recevons une injection de fraicheur. Après avoir récupéré notre van, il nous faut un moment d'adaptation avec la conduite à gauche et le trafic autour de cette ville. Mais peu à peu en remontant plus au Nord, un goutte à goutte de chlorophylle se distille dans nos veines : des collines vertes fluo, des arbres magnifiques et un décors sortit d'un écran de cinéma s'étalent partout autour de nous.


Nous découvrons une succession de baies toutes plus belles les unes que les autres.
Nos pieds heureux de fouler à nouveau la terre, nous portent sur des sentiers surplombant la mer traversant des pâturages, des forêts...





Nos pupilles se dilatent devant tant de profusion d'arbres, de plantes, nos oreilles captent des sons d' oiseaux aux mélodies surprenantes, notre nez se délecte d'odeur de fleurs au parfum de miel.

















Quel pays extraordinaire ! Il faut dire que la Nouvelle Zélande est très peu peuplée et que leur culture a su préserver ces lieux.







Au Nord de l'île du Nord c'est la Mecque de la navigation, un entre las d'îlots permet de naviguer sur une eau plate et d'avoir des mouillages parfaits. On comprend pourquoi il y a tant de voiliers par là !









Alors c'est vrai que côté températures c'est assez surprenant en arrivant des tropiques ! C'est le début du printemps et certaines journées sont fraîches, les nuits parfois très fraîches avec 6°c !!!

Mais dans un camion avec une bonne couette et des polaires ça fait notre affaire.
 Il est bon de respirer de l'air vivifiant, nous retrouvons une certaines tonicité et c'est finalement une bonne acclimatation à notre retour en France prévu le 25 Octobre !!!